Vous êtes ici : Accueil >> Versions originales des articles de Christophe Da Silva >> Le métier de rédacteur web freelance

Le métier de rédacteur web freelance

Version originale de l'article publié le 6 juillet 2011 © Christophe Da Silva

Voici ma vision, succincte, du métier de rédacteur web, extraite en partie d’une interview que j’ai donnée en mars dernier, complétée par un certain nombre de points supplémentaires comme les tarifs de la rédaction web.

Le métier de Rédacteur Web Freelance

Le métier de Rédacteur Web consiste à rédiger des contenus optimisés, à la fois pour les utilisateurs (on parlera de délivrabilité du message) ainsi que pour les outils de recherche qui permettront de faire le lien entre le site web et les utilisateurs (on parlera deréférencement éditorial). Il peut s’agir également de l’optimisation de l’architecture d’un site web, toujours avec les mêmes objectifs (délivrabilité et référencement)…

Les principales qualités d’un bon rédacteur Web

Parce que nous ne travaillons rarement pour les mêmes clients, avoir une bonne dose de curiosité afin de s’intéresser à tous les sujets est sans conteste l’une des principales qualités d’un rédacteur Web. Ceci étant, nous pouvons par conséquent embrasser toutes les professions. Nous pouvons travailler aussi bien pour des sites liés à l’industrie de la photographie, comme pour des sites dédiés à la santé. Évidemment, un rédacteur web peut également se perfectionner uniquement dans l’activité qui lui convient le mieux. Se faisant, ce type de rédacteur, par sa spécialisation, peut prétendre à des honoraires de rédaction bien plus élevés. A titre d’exemple, une de mes connaissances évoluant exclusivement dans le domaine de la rédaction juridique peut facturer le feuillet aux alentours de 500 euros le feuillet.

En tout état de cause, spécialisé ou non, il est donc primordial de connaître un minimum l’activité de son client ainsi que ses cibles pour mieux rédiger les contenus.

Naturellement, un bon rédacteur (web) doit parfaitement maîtriser la langue de Molière, et je peux vous garantir que ce n’est pas chose aisée, et il m’arrive parfois de douter encore de certaines tournures de phrases, de l’orthographe de mots que je n’ai pas l’habitude d’employer et d’écrire, mais aussi des règles qui peuvent s’appliquer (la dernière en date était pour la contraction « audit« , selon la même règle pour employer « ledit« , « dudit« , « desdits« , et vous ne le trouverez pas dans le dictionnaire…).

De plus, nous sommes parfois amenés pour le même client à réécrire le même contenu pour une publication sur plusieurs sites web. Afin d’éviter la « duplication de contenu« , il faudra que le rédacteur web ait recours à la réécriture des structures grammaticales, la synonymie, et qu’il jongle avec la sémantique des mots…

J’ajouterai que le rédacteur web, particulièrement s’il est concepteur et référenceur, doit se faire entendre et faire preuve de pragmatisme : souvent, les clients ont des idées bien arrêtées concernant le référencement ou le comportement de leur cible. Ce qui peut leur sembler une évidence ne reflète pas toujours la réalité. Un bon rédacteur web, muni de ses outils, saura quel « angle d’attaque » il est préférable d’envisager, pour améliorer l’efficacité du projet.

Les fonctions principales liées à la profession de rédacteur Web

Tout dépend à quel degré le rédacteur web agit. En effet, s’il doit uniquement rédiger des contenus, sa fonction sera purement orientée écriture. Il est alors un écrivain. S’il doit intégrer les aspects liés à la visibilité online, il aura, en plus de sa fonction d’écrivain, une fonction de SEO (Search Engine Optimizer ou référenceur en français). S’il doit intégrer dans sa mission, ce qui est mon cas la plupart du temps, une activité d’ergonome, c’est-à-dire avoir toute une réflexion sur la structure d’un site web pour améliorer les performances de délivrabilité des messages, il est alors concepteur-rédacteur web.

Les principales contraintes du métier de rédacteur Web

Pour ma part, je n’en ai pas vraiment. La seule qui me vient à l’esprit, pour reprendre l’une des principales qualités d’un rédacteur web, c’est de faire en sorte d’être extrêmement bien documenté sur le secteur d’activité dans lequel son client évolue. Sinon, mes autres contraintes sont plutôt liées à l’activité freelance, c’est-à-dire ne pas faire partie d’une structure, de travailler de chez soi (la plupart du temps), d’être chaque jour motivé et de s’organiser de la meilleure manière pour que la vie professionnelle n’empiète pas sur la vie privée. En ce qui me concerne, me levant tôt, je commence de travailler aux alentours de 6h30 et termine vers 15h. C’est mon mode de fonctionnement. Je sais qu’au-delà de 15h, je serais moins performant, quelle que soit l’heure à laquelle je vais me lever le matin. Pourquoi lutter ?

Les principales compétences du rédacteur Web

Le rédacteur web doit être pluridisciplinaire, notamment s’il est concepteur-rédacteur web devant intégrer les aspects liés au référencement naturel.

  • Il doit être une fine plume et maîtriser parfaitement la langue française ;
  • il doit maîtriser toutes les notions et les facteurs « on site » permettant le bon positionnement de ses pages sur les moteurs de recherche ;
  • il doit comprendre et déduire les intentions de sa cible pour améliorer à la fois la délivrabilité de son message et réduire les aspects cognitifs de recherche d’information sur le site web en bâtissant une architecture pertinente.

L’évolution du métier de rédacteur Web

Il m’est d’avis que le métier de rédacteur (web) ne cessera jamais d’exister. En effet, il suffit de voir le nombre croissant d’offres de travaux de rédaction web ou d’emplois de rédacteur web, pour comprendre que l’on ne peut pas se passer de nous. Un site web, pour conserver ses positionnements et pour profiter de nouveaux accès dans les résultats de recherche (on comprendra ici la notion de longue traîne), il a besoin d’être alimenté en permanence et par conséquent avoir la capacité de fournir de nouveaux contenus régulièrement. C’est justement sur ce point que nous sommes indispensables, que nous évoluions au sein de l’entreprise ou, comme moi, en freelance.

La rédaction Web et Google

Google a conçu un algorithme qui, entre autre, dégrade le classement des sites internet proposant du contenu de faible qualité pour mettre en valeur les sites proposant un contenu de qualité et unique. Sur ce point, je pense que c’est une bonne chose, voire très bonne. En effet, à partir du moment où l’objectif d’un moteur de recherche est de délivrer des résultats pertinents en fonction des requêtes saisies par les internautes – c’est-à-dire qu’il y a adéquation entre la requête et les résultats renvoyés par le moteur – il est tout naturel que ces derniers tiennent compte d’un certain nombre d’éléments comme la richesse du contenu, sa pertinence et sa qualité. Par conséquent, tout notre travail est mis en lumière :nous devons fournir d’excellents contenus rédactionnels et c’est un challenge à chaque travail.

Les tarifs de la rédaction Web

Voici la délicate question des prix de la rédaction Web. Je vais mettre volontairement de côté les offres de prestations hors France métropolitaine : il y a encore deux jours, je voyais une offre sur Viadeo à 2,50 euros les 350 mots. Si dans certaines parties francophones du globe on peut espérer vivre convenablement avec 150 euros par mois, il n’en est pas moins que ce type de proposition vient déstabiliser le marché français (merci le colonialisme français).

Pour revenir à ce qui nous occupe, je dirais qu’il y a une limite minimum à ne pas franchir : celle qui reflète la valeur de votre travail et de votre expertise, le temps passé et qui permet le matin devant la glace de vous regarder sans complexe. En revanche, j’estime qu’il n’y a pas de maximum, tant que vous pouvez toujours vous regarder dans une glace sans complexe.

Les fourchettes de tarifs de rédaction web font le grand écart : vous trouverez aussi bien des rédacteurs qui factureront le feuillet à 10 euros (voire moins – merci les plateformes de rédaction !!!) comme d’autres, je vous le disais précédemment, à 500 euros. Cet écart est dû, notamment,  à plusieurs paramètres :

  • « j’ai besoin de manger, je prends tout ce qui arrive, peu importe ce que j’y gagne« …
  • « je suis un expert, je peux me permettre de facturer cher, et puis, de toutes façons, j’ai le type de clientèle qui va avec« …
  • « je suis étudiant, à la merci des donneurs d’ordres, bah, c’est pas grave, ce sera toujours mieux que de travailler chez McDo et ça me paiera la place de cinéma pour aller voir Transformers 3 en 3D, location de lunettes comprise !« …
  • « je suis retraité, je veux un complément de retraite… mais si vous voulez, comme je m’ennuie, je peux aussi vous le faire gratos » ( NDLR : oui, oui, c’est un fait avéré, j’ai une connaissance qui fait ça, et suis très en colère contre elle !)
  • « on vous a proposé combien ? 15 euros ? Ok, moi je vous le fais pour 12« …

Bref, c’est un métier où l’on navigue à vue. Je ne connais pas deux rédacteurs qui facturent le même tarif pour un travail de rédaction identique.

Je ne vais pas m’étendre sur ce dernier point dans ce billet, je vous promets que j’en dédierai un prochainement mais vous donne déjà des pistes ici : http://bit.ly/mHGLJs et là : http://bit.ly/gzO0RX

A bientôt…


Texte original rédigé par Christophe Da Silva sur redacteur-web-freelance.com